Songhoy Blues: Musique en Exile

Mis à jour : 10 nov. 2018



Le quartet malien révélé en par le projet "Africa Express" découvre, en 2015, un premier album qui projette dans le futur l'héritage d'Ali Farka Touré.

L'histoire des Songhoy Blues est d'abord celle d'une nation, le Mali, qui bascule en janvier 2012 dans la tragédie d'une guerre civile lorsque mouvements indépendantistes et islamistes se déchirent le nord du pays. Originaires de Gao et de Tombouctou, Aliou et Oumar fuient l'occupation jhiadiste qui fait des musiciens des criminels, et partent à Bamako où le souvenir de leurs proches et la nostalgie des racines leur inspirent un nouveau groupe en exil : le Songhoy Blues est né.

Rejoints entre temps par Garba, bassiste dont le père était lui-même percussionniste du groupe d'Ali Farka Touré, et de Nathaniel à la batterie, le Songhoi Blues étire sa musique entre takamba, sorte de zouk traditionnel de Gao, et chants songhaï, la langue saharienne de cette ethnie du nord du Mali. "Music in Exile"est bien l'histoire de gamins maliens auquel le pays fracassé insuffle un souffle musical qui va leur faire passer les frontières.

- Songhoy Blues - Al Hassidi Terei -


C'est le producteur français Marc-Antoine Moreau qui repère la formation en septembre 2013 et lui offre le déclic attendu. EN parallèle du projet Africa Express de Damon Albarn, ce fin limier du continent africain (Amadou & Mariam, Chérif Mbaw) leur fait enregistrer "Soubour", un tube dont le riff du guitariste des Yeah Yeah Yeahs Nick Zinner - qui produira ensuite l'album - les fera connaitre dans le monde entier.

- Songhoy Blues - Soubour -


Source :

www.fipradio.fr

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