Imarhan, la relève Touareg



Les guitares brûlantes du Sahara fascinent depuis longtemps les rockeurs occidentaux : Robert Plant monte sur scène avec Tinariwen, TV on the Radio voyage jusqu’au désert africain pour enregistrer avec eux (Tassili, 2011), et Dan Auerbach des Black Keys réalise l’album du fracassant soliste Bombino.


Si la nouvelle génération ne lâche pas le flambeau de la rébellion identitaire touareg, son message résonne désormais bien au-delà du désert. En chef de file, Imarhan, dont le nom signifie «ceux qui vous veulent du bien», annonce sa signature sur le label allemand City Slang, l’écurie d’Arcade Fire et Caribou. Produits par le bassiste de Tinariwen, ces Algériens de Tamanrasset savent se détacher du modèle de leurs aînés. Leur musique abandonne par instants son caractère méditatif pour muter en une sorte de funk cramé et rugueux, comme sur le single Tahabort extrait de leur premier album prévu en avril. «Pour le clip, ils se sont filmés en 4 × 4 dans le désert avec leur téléphone portable, et ils nous ont balancé les images sur une clé USB en disant : "Ça, c’est vraiment nous !"» raconte Marion Chapdelaine, leur manageuse française.


Résultat : un montage à l’arrache où leur monstrueux pick-up file sur les pistes en sable pendant qu’ils frappent sur le tableau de bord en guise de percussion, le tout ponctué d’effets psychés et kaléidoscopiques vintage. Le mirage de l’homme bleu avec son gentil chameau s’est évaporé, mais Imarhan deviendra peut-être le miracle des Trans Musicales de Rennes, où ils se produiront le 5 décembre.

www.imarhan.com

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